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Portage salarial : comparer le coût complet
Pour qui : Consultant qui reçoit deux simulations de salaire différentes.
2026-11-06
Notre avis
Le bon comparatif ne part pas du salaire net annoncé. Il part du même prix de mission, puis suit chaque euro jusqu’au salaire, aux remboursements et aux sommes conservées sur le compte d’activité. Choisissez l’offre qui rend ce parcours explicable ; départagez ensuite le coût et les services.
Un forfait peut gagner avec une activité régulière et perdre pendant les mois creux. Un pourcentage peut sembler moins cher parce que sa simulation reporte des congés, inclut des frais remboursés ou retient moins de réserve. Ce ne sont pas trois économies équivalentes.
Dans l’ordre
- Écarter une simulation dont les hypothèses ou les retenues ne sont pas expliquées.
- Reconstituer une année identique et séparer frais de société, droits du salarié et dépenses remboursées.
- Choisir le coût total le plus bas parmi les offres qui répondent au besoin réel de paiement et d’accompagnement.
Pourquoi
- Le net viré dépend du calendrier et des hypothèses, pas seulement du tarif.
- Les réserves et les remboursements ne sont pas une marge supplémentaire donnée par le porteur.
Ce qui change le choix
Une mission urgente avec un risque client particulier peut justifier une offre plus chère si son avance ou son accompagnement est précisément documenté. Une économie théorique ne remplace pas un contrat accepté par le client.
Une seule fiche d’hypothèses pour toutes les sociétés
Écrivez le prix de la mission hors taxes, les jours réellement facturables, les mois travaillés et le délai de règlement prévu. Précisez qui paie les déplacements, le montant des dépenses professionnelles réelles et le type de contrat demandé. Demandez un résultat avant prélèvement à la source, puis une ligne distincte pour cet impôt.
Ne laissez pas chaque commercial choisir son scénario. Vingt jours facturés par mois toute l’année et dix-huit jours pendant neuf mois ne décrivent pas le même travail. Un net « frais inclus » et un net salaire seul ne rémunèrent pas la même chose non plus.
Un calcul de frais qui peut être refait
Exemple entièrement fictif, sans lien avec une offre : la société A demande 250 € par mois pendant douze mois. La société B prélève 5 % d’un chiffre d’affaires annuel de 60 000 € HT, sans minimum ni supplément. A coûte 3 000 € ; B coûte aussi 3 000 €. À ces conditions, le forfait ne fait aucune économie.
Si vous ne facturez que neuf mois à 5 000 € HT, le chiffre d’affaires tombe à 45 000 €. Le pourcentage coûte 2 250 €. Le forfait maintenu douze mois coûte encore 3 000 €, soit 750 € de plus. Si le contrat suspend réellement le forfait pendant les mois sans activité, son coût change : il faut relire cette clause avant de conclure.
Ce calcul compare les seuls frais de gestion supposés. Il ne calcule ni salaire brut, ni cotisations, ni impôt. Un abonnement soumis à TVA et une retenue appliquée au compte d’activité demandent une réconciliation écrite sur une base comparable ; n’ajoutez ni ne retirez une TVA par intuition.
Le rapprochement à demander
Le compte d’activité permet de suivre les encaissements du client, les frais de gestion, les frais professionnels, les prélèvements et la rémunération. Demandez un exemple anonymisé qui explique aussi les provisions et leur restitution. Les mêmes sommes ne doivent pas disparaître une fois dans la simulation, puis une deuxième fois dans le relevé.
Faites distinguer le coût de fonctionnement de la société, les cotisations, le salaire, les sommes mises en réserve et les dépenses remboursées. Une réserve peut réduire le versement du mois sans être définitivement perdue ; une dépense remboursée a d’abord été payée et n’augmente pas votre salaire.
Si une ligne n’est pas compréhensible, demandez sa base, son taux, son destinataire et le moment où elle sera versée ou soldée. Le nom « autres charges » n’est pas une explication.
Choisir le service que vous utilisez vraiment
Une fois les flux comparables, posez une question opérationnelle : qui répond quand le client bloque un bon de commande, refuse un relevé ou paie en retard ? Un atelier ou un interlocuteur dédié mérite un surcoût seulement si vous en avez besoin et si le service est décrit.
Notre préférence va à l’offre la moins coûteuse qui documente les protections utiles et dont vous comprenez le relevé. Elle ne va pas automatiquement au taux le plus bas. Conservez la simulation, ses hypothèses et le projet de contrat ensemble : ils serviront à vérifier la première paie.
Limites
Exemples fictifs de frais seuls. Aucune simulation de paie, aucun taux de restitution garanti, aucun devis obtenu. Les règles propres à une offre doivent être relues dans son contrat.
Prochaine action
Envoyez la même fiche de mission à deux sociétés et exigez un tableau annuel distinguant frais, cotisations, salaire, remboursements et soldes réservés.
Preuves et sources
Ce qui relève d’un fait lu, d’une déclaration, de notre calcul, de notre méthode ou de notre avis. Notre méthode
Fait lu. Les éléments du compte d’activité sont communiqués mensuellement au salarié.
Relevé du 5 novembre 2026.
- Légifrance : https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000030435234 Lu le 5 novembre 2026. Source primaire lue par extraction automatique.
Notre calcul ou déduction. 250 × 12 = 3 000 ; 60 000 × 5 % = 3 000 ; 45 000 × 5 % = 2 250 ; écart 750.
Daté du 5 novembre 2026.